Bundesliga 32ème journée : Borussia Dortmund Vs Bayern Munich

Le hors d’oeuvre

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Comme toujours, énorme ambiance au Signal Iduna Park. Le stade est comble pour accueillir une opposition de style entre le Bayern Munich déjà champion et son dauphin, le Borussia Dortmund. Pas d’enjeux, c’est une question d’honneur. Pour autant, on ne peut pas prendre ce match pour argent comptant même si le score pourrait avoir une influence inconsciente sur la façon d’appréhender la finale de Ligue des Champions. Pour cette rencontre les coachs ont logiquement fait tourner leur effectif. A ce jeu là, on dit souvent que le banc du Bayern était plus founi que celui de son rival.

Composition des équipes

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Bayern Munich : Neuer – Contento, Boateng, Van Buyten, Rafinha – Luiz Gustavo, Timotchouk, Shaqiri, Alaba – Pizzaro, Gomez

Heynkces a remagné son équipe où un schéma en 4/4/2 se dessine : la défense centrale, solide mais très lente est composée de Boateng et de l’ancien Marseillais Van Buyten. Sur les côtés nous avons à gauche l’ancien espoir italien Contento et à droite le brésilien Rafinha. Pour notre plus grand plaisir, David Alaba (21ans) monte d’un cran et vient se positionner sur le flanc gauche du milieu de terrain. De l’autre côté, on trouve le jeune et non moins talentueux Shaqiri, dont l’explosivité et la qualité de dribbles sont des armes redoutables. La paire de récupérateurs est composée de Timotchouk dont on connait la puissance de frappe et de Luiz Gustavo dont les capacités de relance sont toujours appréciables. Sur le front de l’attaque, Pizzaro va tourner autour de Mario Gomez.

Borussia Dortmund : Weidenfeiller – Grosskreutz, Subotic, Santana, Schmelzer – Kehl, Sahin, Gundogan – Kuba, Schieber, Lewandowski

Jurgen Klopp, tout comme son homologue bavarois, a concocté une équipe bis. Cependant son effectif limité ne lui a pas permis de faire reposer tous ces cadres : On note la titularisation du polyvalent Grosskreutz, à droite de la défense. En charnière centrale, le héros de la demi-finale de C1, Felipe Santana est aligné en compagnie de Nenad Subotic. A la récupération, le capitaine emblématique Sebastian Kehl est associé à Nuri Sahin. Ce choix provoque la montée de Gundogan, qui va officier en tant que numéro 10. En attaque, pas de Marco Reus, ni de Mario Götze. Ce sera Kuba, Scheiber et Lewandowski. Durant ce match, je souhaite la rentrée des jeunes et prometteurs Leitner et Bittencourt.

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Le match

Les premières minutes sont serrées, les 22 acteurs jouent sur un petit rythme. En ce début de match, les bavarois ont le ballon et occupent une partie du terrain des jaunes et noirs. Handicapé par de nombreuses absences, on va observer la capacité du Borussia à conserver cette explosivité offensive qui fait sa force. Pour le moment, les attaquants peinent à s’organiser sur le front de l’attaque.

Première occasion dangereuse pour le Bayern ! Shaqiri, bien lancé en profondeur sur le côté gauche, rentre dans la surface. Il tente un centre en retrait mais c’est écarté de justesse par la défense du Borussia. Au bout de 10 minutes de jeu, les duels s’intensifient, les joueurs n’y vont pas de main morte. Pour un tacle dangereux sur Lewandowski, Timotchouk écope d’un carton jaune. On ne souligne pas assez l’impact d’un avertissement sur le comportement d’un joueur et qui plus est d’un milieu défensif. Avec la possibilité d’être exclu a tout moment, le joueur averti est bien obligé de modifier sa façon de défendre. J’ajouterai qu’il est la cible des attaquants adverses qui n’ont de cesse de le provoquer.

bvb_fcb_grosskreutz_jubel_t_th[1]Sur la première action de Dortmund, Kuba excentré sur le côté gauche, repique dans l’axe. Il fixe Rafinha par une série de passements de jambe.

Le polonais centre pour Kevin Grosskreutz seul au second poteau. Le latéral gauche reprend d’un plat du pied qui vient se loger sous la barre de Manuel Neuer. 1-0 !

Ce but a le don de réveiller les joueurs de Klopp qui balbutiaient quelque peu leur football.

Les borussens pressent haut et investissent le camp bavarois. Sur un joli « une deux » entre Lewandowski et Gundogan, le joueur d’origine turque se retrouve dans la surface de réparation. Il est légèrement bousculé par Rafinha mais l’arbitre ne bronche pas. Sur cette action, il est difficile de juger car s’il y a légère pousette, Gundogan se laisse clairement tomber.

13ème minute et déjà un changement pour Dortmund. Sortie de Gundogan visiblement touché et rentrée du jeune et prometteur Moritz Leitner. Le match est définitvement lancé ! Lewandowski tel un prédateur, fait très peur à la défense munichoise et on saurait le comprendre. Avec 23 buts en championnat, l’attaquant s’inscrit au rang des tous meilleurs avant-centre mondiaux.

Si on peut comprendre les choix de Jupp Heynckes, qui a notamment décidé de positionner David Alaba, excellent centreur, sur le côté gauche du milieu de terrain, les bavarois sont orphelins d’un meneur de jeu qui par ses passes serait capable d’écarter le jeu. Toujours est-il qu’avec de bons joueurs de têtes tels que Pizzaro et Gomez, les centres sont une arme à exploiter pour les bavarois. Les borussens prennent progressivement le dessus. Leur bloc équipe compacte leur permet de mettre en déroute un milieu de terrain munichois répondant essentiellement par des coups. La fameuse bataille du milieu est remportée par les coéquipiers de Nuri Sahin. Côté Bayern, les joueurs manquent de sens collectif et ils s’en remettent beaucoup trop à des actions individuelles.

-20ème minute. Sur un ballon perdu par la défense du Borussia, Gomez se retrouve avec le ballon à 20 mètres, tergiverse et fini par perdre le bénéfice de cette récupération.

1633384800_B97423785Z.1_20130504191307_000_G7LOJ8RN.2-0[1]Cette rencontre est plaisante, même si on ne peut qu’être décu par la prestation bavaroise. La spécificité du jeu allemand rapide et direct ne nous permet pas de souffler. 23ème minute.

Sur un errement défensif du BVB, une action qui paraissait anodine : Rafinha centre et dépose le ballon sur la tête de Gomez. L’attaquant n’a même pas besoin de sauter et inscrit son 16ème but de la saison. 1-1.

Les bavarois réalistes s’en tirent bien mais quelle erreur de la défense des borussens ! Petit temps mort dans ce match. Le ballon devient possession bavaroise. Pourtant, les joueurs d’Heynckes ont toujours beaucoup de difficultés dans la construction qui manque cruellement de fluidité. Pourtant, cela pourrait presque suffire vu le niveau affiché par la défense de Dortmund.

27ème minute. Sur un centre de Rafinha, très actif sur son côté droit, Pizzaro reprend le ballon, mais son tir passe à côté. Le danger vient donc des ailes. Avec deux véritables numéros neuf sur le terrain, c’est on ne peut plus logique. La défense du Borrusia est très fébrile comme en témoigne une tête en retrait mal assurée par Subotic à destination de son gardien. Pour l’instant, le jeune Leitner a du mal à rentrer dans son match. On ne peut que regretter la sortie de Gundogan.

Germany Soccer Bundesliga30ème minute. Sur une action qui ne représentait pas de véritable danger, Lewandowski est pourtant tout près de donner l’avantage à son équipe.

Après un « une deux » avec Nuri Sahin, il se faufile dans une défense bavaroise très lente. Heureusement pour elle, Neuer détourne miraculeusement. C’est un avertissement sans frais pour le Bayern qui aurait tout intérêt à garder la pression sur la défense adverse, quitte à jouer de longs ballons.

Le souci est que leur deux attaquants ont du mal à se situer l’un par rapport à l’autre. Côté Borussia, il semble que personne n’occupe vraiment le côté droit du milieu de terrain. C’est une faille intéressante à exploiter pour les munichois. 43ème minute. Quelle action d’Alaba ! Par un excellent contrôle, l’autrichien laisse la défense du BVB statique. il sert Gomez qui frappe du plat du pied mais Weidenfeiller bien placé écarte le danger.

La mi-temps approche, et ce n’est pas pour me déplaire, il se passe tellement de choses dans ce match, qu’il est dificile de tout suivre. Je pense qu’en deuxième mi-temps, le comportement des défenses sera un élément déterminant dont il faudra profiter pour les attaques. Côté Dortmund j’ai trouvé Scheiber et Moritz Leitner bien trop discrets. De plus, il manque vraiment une présence dans le couloir droit où le seul Grosskreutz officie. Côté bavarois, on fait avec les moyens du bord. Les munichois s’en sortent bien et peuvent même nourrir quelques ambitions. Le coaching sera déterminant d’un côté comme de l’autre.

Deuxième mi-temps

Je pense que ce premier quart d’heure va être déterminant. Soit le Bayern arrive à tenir l’orage pour piquer le Borussia en contre, soit les Borussens augmentent leur niveau de jeu et tuent définivement tout suspens.

En ce début de seconde mi-temps, la pression est sur les buts de Neuer. Lewandowski à l’entrée de la surface est bien servi, il ouvre son pied mais son geste est trop enlevé. 49ème minute- Bien servi par Alaba, Claudio Pizzaro est tout proche d’inscrire un but mais Nenad Subotic veille. Le match semble repartir sur les même bases qu’en première période. 55ème minute- On va d’un camp à l’autre mais le Bayern se montre plus incisif. Après un bon mouvement entre Pizzaro et Gomez, Subotic, d’un tacle in extremis, retire une nouvelle fois le ballon des pieds du Goleador allemand.

BorussiaDortmund1-1BayernMunich3ALewandowskifailstopenalise10-manBavarians[1]57ème minute. Suite à un débordement de Schmelzer. Sahin tente une frappe qui ne paraissait pas dangereuse. Pourtant, Boateng contre de la main, l’arbitre siffle penalty. C’est sévère puisque le défenseur se protège simplement le visage. Lewandowski face à Neuer… Très bel arrêt du gardien de la Maanschaft qui plonge sur sa gauche. Le tire du polonais manquait tout de même de puissance. C’est le deuxième tournant du match après la sortie de Gundodan.

La rencontre est de plus en plus hachée. Victime de ce qu’ils considèrent comme une injustice, les bavarois contestent toutes les décisions arbitrales. Les altercations se succèdent… 65éme, Rafinha est l’auteur d’un coup de coude sur Kuba. Tout d’abord, l’arbitre avertit l’attaquant du Borussia. Après discussion avec son assesseur, il sort un deuxième jaune pour Rafinha : expulsion logique. Nouveau tournant dans ce match haut en couleur ! Sur son banc, Jurgen Klopp jubile intérieurement et peine à cacher son sourire. Cette entraîneur dégage vraiment beaucoup de sympathie. Réaction immédiate d’Heynckes, Gomez sort et le jeune Can entre en jeu.

Quel match Mesdames et Messieurs ! On voit du jeu, de l’intox, de la tension, ça n’augure que du bon pour la finale de Ligue des Champions. La configuration de la rencontre est simple. Dortmund va assiéger le camp bavarois. Les joueurs de Heynckes auront peut-être une, voire deux occasions pour tenter quelque chose, il faudra alors se montrer réaliste. Changement pour le Borussia. Sortie du vétérant Sebastiant Kehl, il est remplacé par Marco Reus, coaching logique.

75ème minute : Nouveau changement pour le Bayern avec la sortie de Pizzaro auteur d’un match correct. Il est remplacé par Thomas Müller qui par sa polyvalence va pouvoir occuper, simultanément, les rôles de pointe et de meneur de jeu.

625x400xDortmund-Bayern-625x400.jpg.pagespeed.ic.8Mz0ufZ8Eb[1]La domination est jaune et noire, mais le penalty a vraiment tout gâché puisque les joueurs munichois, privilégient désormais le contact et les fautes à répétitions. L’arbitre ne semble plus avoir la main sur ce match.

Côté Borussia, une fois n’est pas coutume, les attaques manquent de mouvement et de créativité. Bien regroupés aux abords de leur surface, les munichois attendent patiemment. On se dirige tout droit vers un match nul.

82ème sortie de Kuba remplacé par Bender. Les munichois jouent à l’intox, gagnent du temps et à leur place on en ferait autant. 86ème, Schieber bien décalé par Reus sur le côté droit de la surface de réparation, loupe son contrôle et n’arrive pas à redresser la course du ballon. Quelle occasion ratée !
L’arbitre siffle, score final 1/1 ! Le résultat est somme toute logique.

Quel bilan tirer de ce match en prévision de la finale ? Rien de concret. La compétition était différente, les équipes étaient différentes, la pression était différente. Pourtant un point sera sans doute capital : on parle beaucoup des attaques prolifiques des deux équipes mais selon moi, l’une des clés de cette finale sera la capacité des défenses à bien contenir les offensives adverses. Bien sûr les prestations des gardiens seront déterminantes.

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