Finale Coupe de la Ligue : AS Saint-Etienne Vs Stade Rennais FC

Rendez-vous avec l’histoire

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Samedi soir, L’AS Saint Etienne a décroché le titre en Coupe de la Ligue en s’imposant 1/0 face au Stade Rennais. Cette victoire n’est pas seulement celle d’une équipe, c’est celle de tout un peuple. C’est un soulagement pour les supporters et pour les amoureux du football qui ont dû attendre 32 ans pour voir les Verts renouer avec le succès. Je vous propose donc de vous replonger dans cette recontre.

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Faim de titres

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Pour cette finale de Coupe de la Ligue, Sainté est clairement favori. Auteurs d’une bonne saison, les Verts ont marqué les esprits en produisant une qualité de jeu assez plaisante.

Ce soir pourtant, je sens Rennes en parfait vainqueur. Même si, « une finale reste une finale », les dernières prestations stéphanoises sont mitigées. Les Verts ne comptent qu’une seule petite victoire lors des six derniers matchs dont une élimination en quart de finale de coupe de France. De plus, le poids de toute ces années de disette ont de quoi faire trembler les mollets.

Si je ne vois les verts s’imposer ce soir, c’est avant tout en me focalisant sur la pression et sur leur performance plutôt que sur la valeur intrinséque du Stade rennais.

Malgré quelques joueurs intéressants, les bretons réalisent comme souvent une saison moyenne. Le poids de l’histoire va donc être un fardeau à transformer en force pour les Verts tandis que les rennais doivent se montrer opportunistes. Les hommes de Fredéric Antonetti jouent leur saison sur ce match.

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Composition des équipes

AS Saint-Etienne : Ruffier -Clerc, Zouma, Perrin, Brison- Guilavogui, Lemoine, Cohade- Aubameyang, Brandao, Mollo

Stade Rennais : Costil- Danze, Boye, Kana-Biyik, Mavinga- Pajot, Makoun, Feret- Diallo, Erding, Pitroipa

Côté stéphanois, outre les statistiques de Brandao qui affiche une étonnante et insolente invinciblité en coupe de la ligue, on compte avant tout sur l’efficacité d’Aubameyang, sur la percussion de Yohan Mollo mais également sur la vista du sous-estimé Renaud Cohade.

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En défense, la titularisation du jeune Kurt Zouma (18ans) à la place de Sall est une bonne chose au vu de l’irégularité du sénégalais. Cependant, il n’est jamais facile de lancer un joueur habituellement remplaçant lors d’une finale. Pour finir, je vais garder à l’oeil un joueur que j’estime beaucoup en la personne du capitaine Loic Perrin.  

 Côté breton, l’absence de Romain Alessandrini, l’homme fort du début de saison se fait sentir de semaine en semaine. Ce soir, on attend surtout un grand match de la part du meneur de jeu Julien Ferret qui va devoir apporter cette pointe de créativité qui fait si souvent défaut aux rouges et noirs. Enfin, on espère voir s’illustrer le virevoletant Jonathan Pitroipa qui, doté d’une bonne vitesse d’exécution peut être l’auteur de percussions tranchantes.

  

Le match

Une ambiance de grand soir vient animer un Stade de France si souvent terne. Une ambiance qui fait office de grand bol d’air pour la Coupe de la Ligue qui, vivant dans l’ombre de la prestigieuse Coupe de France, peine à s’inscrire dans le coeur des français. A cette occasion, les deux équipes arborent des maillots collectors du plus bel effet.

 Le début du match est prometteur puisque dès les premières minutes, Melvut Erding s’illustre d’une belle frappe. Son ballon partait en pleine lucarne mais il a fallu une déviation chanceuse d’un défenseur stéphanois pour détourner le cuir. La réaction des Verts ne se fait pas attendre  puisque sur l’action qui suit, François Clerc reprend un ballon du plat du pied suite à un corner mais sa tentative passe juste à côté du but de Costil.

l-attaquant-de-saint-etienne-brandao-buteur-face-a-rennes-en_1091813[1]Au bout d’un quart d’heure, le jeu se hache. Pourtant Sainté s’applique à ressortir proprement les ballons. A la 17ème minute, l’incroyable se produit, ou plutôt le prévisible tout dépend si on est réaliste ou supertitieux. Après un superbe exterieur du pied d’Aubameyang excentré sur le coté gauche, Brandao est là pour reprendre plat du pied au second poteau.

Sur le but, on peut critiquer le mauvais placement du gardien breton mais ce serait faire injure au magnifique geste « d’Aubam ». Quelle classe. La joie de tout le peuple vert ne laisse aucun téléspectateur ou auditeur insensible et ce quelque soit son bord footballistique. J’en ai personellement des frissons.

 Ce soir, on ne peut pas dire que l’on assiste à un beau match. Le tout manque de rythme mais bon, c’est souvent le lot des finales mes amis. Pourtant, ce but semble libérer les Verts qui appliquent un jeu simple accompagné de combinaisons répétées à l’entraînement. Quant aux rennais, ils semblent retomber dans leurs éternels travers. Comme un symbole, l’auteur de l’unique frappe bretonne, Erding est contraint de sortir sur blessure. Il est remplacé par Cheick Diarra. Je dirais que c’est le second tournant du match après l’ouverture du score. Sans le connaitre particulièrement, j’ai tendance à penser que Diarra est un attaquant qui prend la profondeur au contraire d’Erding qui est plus un neuf et demi capable de décrocher. Les rouges et noirs vont donc devoir s’adapter, ce qui n’augure rien de bon.

 -26ème minute. Sur un nouveau centre d’Aubameyang, Brandao déchaîné, reprend le ballon de la tête mais sa tentative est sauvée de justesse par Costil. Je suis forcé de reconnaître , non sans un certain sourire que la coupe de la ligue est bien la « la petite amie » de Brandao. Transandé, le brésilien affiche une confiance exeptionnelle qui viendrait presque gommer ses lacunes. Cependant, avec un peu de finesse, on observe que le grand homme de ce début de match est bien Pierre Emerick Aubameyang. Parti d’un profil de simple joueur de couloir, il s’est reconverti avec briot en numéro 9 ou en tant qu’attaquant excentré, capable de combiner vitesse, percussion, intelligence et finition. Des qualités qui lui permettent aujourd’hui de s’inscrire comme l’un des tous meilleurs attaquants de ligue 1.

26241[1]Pour le moment, sauf, coup de pied arrêté, expulsion ou erreur de la défense stéphanoise, on ne voit pas comment Rennes peut revenir dans le match. Les ballons en profondeur envoient les attaquants au « casse pipe ».

Il n’y a pas assez de mouvement entre les lignes, et trop peu de décalages entre les milieux et les latéraux. Les hommes d’Antonetti produisent un jeu latéral totalement inefficace.

Tactiquement, Sainté est bien, l’équipe joue haut, ce qui gêne considérablement leur adversaire qui, déjà limités techniquement, sont obligés d’enchaîner rapidement, ce qui se traduit souvent par une perte de balle. Je ne sais pas quelle soufflante Antonetti va passer à ses joueurs à la mi-temps mais je n’aimerais pas être à leur place. Quoique, leur prestation est si lamentable que entraîneur, je me contenterais d’un long silence. Y a-t-il un si grand écart entre Rennes et Sainté ? Etes-vous en finale pour perdre de cette façon ? Quitte à mal jouer, balancez de long ballons mais faites quelque chose quoi !

La fin de mi-temps, bien que rennaise, se traduit par une domination stérile. Côté stéphanois, il s’agit de tuer ce match en inscrivant un deuxième but mais tant qu’il n y a que un à zero, rien n’est fait.

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2nd mi-temps

 Les stéphanois reprennent le match tambour battant grâce à Yohan Mollo. A la 46ème minute,  l’ancien monégasque prend son côté, percute, remet en retrait pour Cohade mais ce dernier enlève beaucoup trop sa frappe. Heureusement pour le spectacle, Rennes semble également nourrir de bonnes intentions. A ce moment du match, je ne pense pas que le score en restera là. Plus le temps passe et plus je vois Rennes revenir. Ma pensée ne se base pas sur leur production dans le jeu mais plutôt sur le nombre d’occasions manquées par Saint-Etienne. D’ailleurs, j’espère voir Jean II Makoun, bien timide en première mi-temps faire parler sa tonicité en prenant les intervalles.

Tout en disant cela, je ne sais pas comment les rouges et noirs vont bien faire pour marquer. En ce début de seconde mi-temps on sent de l’intensité, une atmosphère propre au match de coupe. A la 53ème minute, Francois Clerc reprend un ballon de la tête mais c’est sauvé sur sa ligne par Pitroipa.

danze[1]57ème minute, nouveau coup dur pour Rennes à qui rien ne réussit ce soir. Les bretons doivent constater une nouvelle blessure. Cette fois, il s’agit ni plus ni moins que leur capitaine Danze. Si au début de ce match, j’ai pronostiqué une victoire rennaise, je commence à me demander si les dieux du foot ne sont pas stéphanois. A défaut de technique, on ne peut qu’espèrer un sursaut d’orgueil de la part des bretons.

Du côté des verts, on continue très intelligemment à jouer haut et à se créer des occasions. Pourtant, cela commence à faire beaucoup d’occasions pour Sainté. Il faut breaker maintenant pour les verts sous peine de le regretter. Avec deux joueur sur le flanc, Rennes est une bête bléssée. Je ne dirais pas que c’est une bonne chose pour les rouges et noirs mais cela ne peut-il pas souder cette équipe ?

Il faut attendre la 70ème minute, pour commencer à voir jouer le Stade Rennais. On pose le jeu, les latéraux dédoublent et Saint Etienne est obligé de reculer. Pourtant, il manque cette qualité technique dans la passe, dans le centre, dans le dernier geste.

imagesCA0V06XO Sur son banc, le sanguin Antonetti semble anestésié, catastrophé. Pourtant, il n’y a qu’1/0. 71ème Feret botte un joli corner pour la tête de Boye mais Ruffier sauve sur sa ligne. Dans la foulée, Galtier effectue son premier changement. Yohan Mollo auteur d’un bon match est remplacé par Hamouma. Certains trouverons ce changement osé mais moi je le trouve cohérent.

Saint Etienne doit reculer le moins possible et rester dangereux en contre. Dans ce dernier quart d’heure, Rennes monopolise le ballon mais cela manque toujours de présence devant le but. Saint Etienne est à cinq minutes du bonheur. Si toute la France peut saluer le futur titre des verts, comment ne pas s’offusquer de la prestation rennaise. Cette équipe n’a définitivement pas de fond de jeu. Dernière tentative à la 85ème minute. Magnifique reprise de volée pied droit de Diallo mais Ruffier impérial, se détend bien.

Ce soir, il semble que je me sois trompé sur toute la ligne. Une des raisons est sûrement que je n’ai pas assez vu de matchs de Rennes. J’ai sans aucun doute surestimé le niveau des bretons. Cette Coupe de la Ligue est donc pour les verts. Bravo Saint-Etienne !

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