Le direct : AS Roma Vs Juventus Turin (1-0)

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Pour cette 25ème journée de Série A, je vous propose une grosse affiche, du moins sur le papier. La Juve, en tête de la Serie A, totalise 55 points, soit 6 de plus que son dauphin Naples. Cependant, la Roma n’occupe que la 9ème place et se traîne péniblement dans le ventre mou du championnat avec 34 points.

Le club de la Louve vient de limoger le caractériel Zdenek Zeman et n’a pas gagné depuis deux mois. A la décharge du technitien déchu, il est vrai que les romains ont produit un jeu plutôt séduisant. Malgré les mauvais résultats, il n’avait pourtant pas hésité à écarter le vice-capitaine du club Daniele De Rossi et le gardien hollandais Stekelenburg. Une épée de damoclés sur la tête, Zeman est limogé suite à la défaite 4-2 des romains face à Cagliari. Le nouvel entraîneur Aurélio Andreazzoli a donc fort à faire.

Du côté de la Vielle Dame, on reste sur un succès probant en Ligue des Champions. En effet, les hommes d’Antonio Conte ont écrasé le Celtic Glasgow 3/0. Cependant, jouer tous les trois jours pèse sur les organismes. En série A et malgré leur 1ère place, les joueurs de la Juve semblent passer par une petite période de moins bien. A confirmer ou à infirmer donc ce soir sachant que les turinois sont privés de Claudio Marchisio, suspendu et de Giorgio Chiellini bléssé.  On note enfin que les deux équipes évoluent avec une défense à trois ou à cinq, tout dépend de la situation où de l’animation.

 

Le Match

Le début de match est tendu. Dès la 8ème minute, on assiste aux premières escarmouches grâce notamment à une belle frappe d’Osvaldo. Côté tunirois, il faut attendre la 20ème minute et un bon coup franc au 20 mètres, légèrement décalé sur la droite. Du pain bénit pour l’inévitable Andréa Pirlo. Ce dernier s’élance, contourne le mur mais Stekelenburg detourne le ballon de justesse. Le début de match est assez plaisant. La Juve domine mais Rome reste dangereuse grâce au jeune Enrik Lamela.

Pirlo-e-Totti2_GN[1]On sent que les deux équipes peuvent ouvrir le score. Pirlo qui nous laisse toujours admiratifs, quant à son élégance balle au pied est fauché à la 30ème minute par l’autre maestro, Francesco Totti. Un geste qui peut paraître anodin mais qui se révèle pour moi le principal tournant du match. Même si l’ex-milanais revient sur la pelouse, la rencontre baisse de régime.

A partir de ce moment, les erreurs techniques vont se succéder de part et d’autres. On se précipite, on ne prend pas le temps de réfléchir. De mauvaises passes, des contrôles américains et pour courroner le tout, le jeu est très haché. Les deux équipes jouent sur un faux rythme. La Juve n’arrive pas à poser son jeu. Côté romain, les contres manquent de tranchant.

C’est la mi-temps et je reste sur ma faim. Peu d’occasion, pas de construction. On espère une deuxième période d’une tout autre facture. Côté français, Paul Pogba c’est vraiment du très, très bon. Technique, puissant, agile, j’ai hâte de le voir sous le maillot bleu. A la mi-temps, on peut attendre avec impatience les rentrées de joueurs capables de s’intercaler entre les lignes comme le petit Sebastian Giovinco pour Juve, voire les deux pépites Mattias Destro et Alessandro Florenzi pour l’As Roma.

Le match reprend. Les acteurs semblent être revenus avec d’autres intentions. Ils semblent afficher une volonté de bien jouer. A la 47ème, Osvaldo bien lancé dans la profondeur, rate le cadre de justesse. Sur l’action qui suit, la Juve est également proche d’ouvrir le score suite à une belle volée de Vulcinic à l’entrée de la surface. Quelle entame de deuxième mi-temps ! Le rythme est effreiné.
A la 50ème minute, on note la magnifique frappe de Miralem Pjanic des 20 mètres, bien boxée par Buffon. La Roma semble dominer cette seconde mi-temps et met la Juve clairement sous pression. A la 55ème minute, rentrée du feufolé Sébastian Giovinco à la place d’un Marco Vulcinic, très moyen. Un changement qui est en fait un double changement puisque Padouin rentre également à la place d’Asamoah, sans doute encore émoussé par la Coupe d’Afrique des Nations.

grande tottiLa Roma pousse, pousse! A la 56ème minute, magnifique centre de Pjanic pour Osvaldo de la tête et encore une magnifique parade de Gianluigi Buffon. Cependant le portier de la Squadra Azzura ne peut pas retarder plus l’échéance. C’est l’inévitable, le vétéran, la légende, Francesco Totti qui d’une frappe de mule en pleine lucarne (mesurée à 103 km/h), vient délivrer le Stadio Olympico !

La Juve doit désormais réagir. Visiblement fatigués, les joueurs d’Antonio Conte baissent de régime. La suite de ce match n’est qu’une succession de loupés de la part des romains. Si les Giallorossi viennent à perdre ce soir, ils ne peuvent s’en vouloir qu’à eux même. Côté turinois, on peut noter la rentrée de Nicolas Anelka. Le français, comme on lui a souvent reproché, joue très bas, quasiment au niveau d’Andréa Pirlo. Il perd d’ailleurs successivement deux ballons qui aboutissent sur deux occasions très dangereuses pour Rome.

Cette équipe de l’AS Roma m’inspire vraiment la sympathie. Par le jeu qu’elle produit, ses hommes, son stade, ses supporters, on ne peut qu’être séduit. Côté turinois, à l’exception d’un Gianluigi Buffon impérial et d’un Paul Pogba, qui s’est éteint peu à peu, les joueurs de la juve étaient à côté de leurs crampons ce soir. Enfin, à la 87ème minute, ovation méritée pour l’homme du match, le capitaine et numéro dix, Francesco Totti. On peut souligner comme un acte manqué, le fait qu’il oublie de donner son brassard lors de sa sortie. Les dernières minutes nous font penser à une finale de coupe. Tout le banc romain est débout, on gagne du temps, on reste à terre, le public met la pression. L’arbitre délivre Rome. Quel match mais surtout qu’elle belle seconde mi-temps !

 

Homme du match : Francesco Totti

Totti est précieux, très, très précieux. N’en déplaise à certains, à 36 ans on n’est pas nécessairement cramé. On joue juste différement, plus intelligement, on fait parler l’expérience. Par son but mais également par la combativité dont il a fait preuve, je le désigne logiquement homme du match. Au même titre qu’un Steven Gerrard à Liverpool, on est admiratif de la fidélité de l’italien pour son club de coeur. 20 ans de bons et loyaux services qui n’ont pourtant jamais permis au romain de décrocher le ballon d’or.

Je vous incite fortement à suivre la Roma et le championnat italien en règle général. En effet, le niveau entre les équipes s’est sensiblement resserré, grâce notament au retour en forme de la Fiorentina et de la Lazio de Rome.

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