Le direct : Finale de la CAN, Nigéria Vs Burkina Faso

Sans titre

Au Soccer City de Johannesburg et contrairement aux tours précédents, les tribunes sont garnies ! Le concert de vuvuzela bat son pleint et Sepp Blatter est sur son trente-et-un. La Finale de la 29 ème Coupe d’Afrique des nations opposant les Super Eagles du Nigeria aux Etalons du Burkina Faso peut commencer.

Avant le début de la compétition, cette affiche était difficilement «  pronosticable  ». En outre, les grands favoris qu’étaient le Ghana et la Cote d’Ivoire ont été éliminés respectivement en demi finale et quart de finale de la compétition. Outsider, le Maroc et l’Algérie ont une nouvelle une fois déçu. Enfin, le Cameroun, le Sénégal et l’Egypte, pourtant reconnus comme de grandes nations africaines ont brillé par leur absence. C’est donc la voie partiellement dégagée que le Nigeria s’engage vers son troisième sacre en coupe d’Afrique. La recette du succès ? un collectif soudé, encadré par quelques tauliers tels que les blues Obi Mikel et Victor Moses. Enfin les Super Eagles ont la chance de pouvoir compter sur un très bon gardien en la personne de l’ancien lillois, Vincent Enyneama. Bilan, les hommes de Stéphane Keshi ont su se montrer solides et constants pendant toute la durée du tournoi. Si on peut se poser la question du véritable niveau de cette coupe d’Afrique, ce n’est ni le sujet de cet article, ni très important dans le fond, tant la ferveur qui entoure l’événement est grande. Cependant, avant de vous narrer le match, je vais tenter de vous replacer, dans «  un contexte africain  ».

1529839[1]En Afrique, l’équipe nationale c’est sacré. Plus qu’un échappatoire pour le quotidien de millions de personnes, c’est une véritable fierté. Lorsqu’un joueur défend les couleurs de son pays, il signe un pacte avec la nation. Parfois pointé du doigt pour son manque d’organisation, son arbitrage et son laxisme, le football africain n’en reste pas moins attachant et dégage quelque chose de magique. Jouer en Afrique c’est jouer avec ses tripes.

En France, il est fréquemment reproché à un joueur qui possède la double nationalité, d’opter pour le pays de ses origines au détriment du maillot bleu. C’est en effet considéré comme un manque d’ambition. En réalité et même si c’était le cas, le joueur se rend vite compte de la responsabilité qui pèse sur ses épaules. Lorsque l’équipe nationale joue, le temps s’arrête. Tu ne joues pas pour toi seul mais pour tout un peuple. Lors des grosses affiches (hors CAN où les prix sont exorbitants), les stades sont pleins à craquer, bien au delà du raisonnable. La pression, tu la ressens comme jamais, ce qui provoque des matchs souvent très ennuyeux.
Enfin , réussir ici c’est savoir rester modeste, oublier les caprices de stars, sortir le bleu de chauffe mais aussi aller à la rencontre des gens et partager leurs émotions. Il n’y a pas de secret, il faut aimer pour être aimé.

521491_les-supporteurs-de-l-equipe-du-mali-devant-un-televiseur-a-douentza-le-6-fevrier-2013-durant-la-demi-finale-de-la-can-2013-contre-le-nigeria[1]Comme à Marseille, ici tout est «à l’extrême». Lorsque tu gagnes, tu es érigé en héros national, à l’image de Didier Drogba, qui à la fin de sa carrière pourrait presque envisager une candidature à la présidence. A l’inverse, lorsque tu perds un match important, on t’en reparle toute ta vie. Il me vient tout de suite à l’esprit le pénalty manqué par le Camerounais Pierre Wome, lors des qualifications pour la Coupe du monde 2006. Une erreur qui lui a valu bon nombre de menaces de mort. Enfin je pense également à la relation houleuse qu’entretient Samuel Eto’o avec sa fédération. La sélection et les joueurs, c’est en fait une histoire de « je t’aime moi non plus ».

Pour se rapprocher du contexte de cette finale, certains joueurs moyens ou inconnus se retrouvent propulsées sur les écrans du monde entier. C’est donc une chance de pouvoir se révéler aux yeux du grand public, d’évoluer dans un registre différent du quotidien, voire relancer une saison en demi-teinte. Pour preuve, Charles Kabore, le milieu de terrain très critiqué de l’Olympique de Marseille se retrouve capitaine et meneur de jeu de son équipe.

Le match

Le début de match est extrêmement tendu. Le Nigeria clairement favori, passe par les ailes en s’appuyant notamment sur la percussion de Victor Moses. Les Burkinabès inexpérimentés, semblent tétanisés par l’enjeu. Pire, la défense des étalons semble complètement dépassée, comme en témoigne la prestation de la charnière centrale Kone/KébaPaul qui bien que jumeaux «  capilairement  » parlant, n’en sont pas pour autant complémentaires. On ajoute à cela la fébrilité du gardien, très limite dans ces interventions. Je n’invente rien, il n’y a pas de grandes équipes sans grands gardiens, demandez aux ivoiriens.

Offensivement, les étalons s’en remettent presque exclusivement au virevoltant Jonathan Pitroipa, inspiré mais bien trop seul en l’absence du lorientais Alain Traore, une nouvelle une fois blessé.
Le rennais est le seul joueur de son équipe véritablement au niveau de cette finale puisque devant, Bancé pourtant pas avare de bonne volonté, paraît bien juste techniquement.
Le Nigeria ouvre donc logiquement le score à la 38ème minute par l’intermédiaire de Mba d’une belle reprise de volée, suite à un énième errement de la défense burkinabè totalement désorganisée. Et c’est peu dire, on frôle parfois la parodie de football.

Le début de la seconde période est du même acabit et ceci malgré un sursaut d’orgueil de la part des coéquipiers de Charles Kabore. A la 72ème minute, les Nigérians ratent l’immanquable. Un 3 contre 2 où les joueurs de Stéphane Keshi mangent littéralement la feuille de match. Sur le contre qui suit, ils sont d’ailleurs proches de concéder l’égalisation.
Globalement le Nigeria est d’une suffisance dont les étalons n’ont pas su profiter. La rentrée du vétéran Moumouni Dagano n’y change rien, le Nigeria est champion d’Afrique !

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Compositions des équipes :

Nigeria : Enyeama- Ambrose, Oboabona, Omeruo, Echiejile – Onazi, Obi Mikel, Mba – Ideye, Uche, Moses.

Burkina Faso : Diakité- Koffi, B. Koné, Koulibaly, Panandetiguiri- Kone, Kabore, Rouamba- Pitroipa, Nacoulma, Bancé

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